L'araignée

Elle file, elle file contre un mur.

jeudi 17 janvier 2008

Virtualité imaginaire.

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Je sais même pas pourquoi.

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mercredi 16 janvier 2008

Liste.

Posté par Araignee à 22:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Il y a une personne qui n'a pas le droit d'être là, qui est là. C'est comme regarder le soleil en face le plus longtemps possible. Et après la vue se brouille, on voit noir partout, on devient aveugle quelques secondes. C'est comme avoir le sac de la pharmacie rempli au pied du lit et cette attirance pour tout avaler d'un coup, pour dormir enfin, parce que dormir deux heures c'est pas assez. Les larmes arrivent, un curieux mélange de frustration, d'angoisse et de rhino-angine, un virus comme ci comme ça qui donne des frissons et qui te rappelle ta douleur, et c'est elle d'ailleurs qui te réveille et qui t'empêche de te rendormir. T'as les yeux rouges de sinus gonflés et remplis et de honte de prendre toute cette place, ton mètre soixante de trop, ton squelette de trop, le tien, le mien, le mien, le mien, c'est de moi que je parle. Je veux disparaitre, apparaitre à 6 ans, c'était la belle vie tout ça.

Et le nez qui coule de je ne sais pourquoi, le rhume sans doute ou les souvenirs qui débordent des yeux. Les souvenirs parlants qui s'expriment en silence. Silence creux, vide de sens. Vide, rempli d'air. J'aurais préféré de l'hélium, ça aurait été marrant, au moins.

La raison l'a emportée aujourd'hui, cet après-midi. Je n'ai pas dépensé les dix euros que je venais de trouver dans ma poche de manteau fait exprès pour prendre froid, même s'il y a une capuche. Et même que maintenant dedans je flotte, et que quand je marche je baisse les yeux et la tête, je reste dans ma fièvre, ma longue fièvre assassine.

Je bois trop, je n'ai pas bu aujourd'hui et je panique, mon corps tremble en plus du virus.

Chaque jour est une lutte, je n'avais même plus remarqué tous ces efforts que je ne fais plus... Je tremble d'incapacité à m'exprimer et à faire les choses, des choses, n'importe lesquelles. J'abandonne sans le voir, sans y croire, mais à quoi pourrais-je croire au milieu du Néant ?

Je m'en rends compte aujourd'hui, parce qu'on m'a pris ma tension sur le bras gauche, et tous ces tremblements et ces insomnies. Ca saute aux yeux, pas aux miens, j'ai des lunettes noires pour ne rien voir. Ne rien apercevoir. La tension tellement basse. La douleur à l'estomac, le noeud cogitant. Tous ces cheveux qui tombent, je ne sais plus m'arrêter, je ne contrôle plus rien, je n'essaye même plus.

Le noeud, le vrai, coulisse sur mon cou et je me refuse à le sentir, non, wild and free. Un chat sauvage, un lion, un tigre, un loup, un chien enragé. L'enfant-loup, effrayé par les humains, qui se débat, qui se défend de tout toucher extérieur, de tout son, l'enfant autiste qui refuse tout ce qui ne vient pas de sa bulle, qui finit par se balancer, en boule, d'avant en arrière, en gémissant doucement, hurlant dans sa tête de tout son esprit. Wild and free te dis-je !

Emerveillée par le gris noir qui tombe et le coeur qui pleure, le sang salé, je ne sais plus où mettre la tête. Les illusions ne sont là que pour étirer les plaies fraiches, les forêts magiques et leurs cabanes dans les arbres, tu sais, n'existent pas, à mon grand désespoir. A mon grand regret. Mes états d'âme sont le reflet de la réalité. La réalité. Celle qui me convient pas. Quand j'attends des secrets, tout est craché et étalé, rien n'est doux comme une caresse, tout est rugueux, dur comme le macadam des rues goudronnées. Et à chaque pas tu glisses et tu te râpes la peau, les morceaux de goudron pénètrent ta peau, s'infiltrent dans la chair. Comme tes genoux quand t'étais enfant, genoux blessés. Là, c'est tout le corps, tout le coeur, toute la vie qui est râpée, écorchée par la réalité.

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mardi 15 janvier 2008

Il y a, ce soir, un documentaire sur la dépression etc, sur la 5.
Et ils y parlent de bipolarité là.

Il y a de très bons témoignages.
(et, en moi, de nombreuses questions)

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Humoui...
Bon, à part ça j'ai une belle angine. Frissons, fièvre.. ce qui me permet de regarder quelques films/séries, mais j'arrive pas à le croire, à tout ça. A la réalité. Je construis sur du moche. J'y mets la main à la patte. C'est pas plus beau. C'est pas plus laid. C'est juste là. Ca comble le vide, le vif. La plaie encore écarlate, fraiche.
Et quand je pose ma tête sur l'oreiller j'entends le silence dur et rude, comme un fouet avec des pics d'acier au bout, et ça fait mal, et je me cambre et je fais un cercle, les pieds touchent les cheveux, longs et modestes de frayeur inconnue, générescences idiote auditive, et puis na.
Demain j'irai voir le médecin, je lui ferait pitié, j'aimerai faire pitié comme ça, dès qu'on me voit, qu'on ait de la tendresse pour moi, de la douceur. Qu'on me mette dans le coeur bien au chaud, avec mes cheveux longs, rien que ça, il faudrait, il faudrait...

Et, dès que je serai lucide, le fouet aux épines métalliques marquera le coup.
Alors, chérie, chimique ou alcoolisée, sache que je t'aime.

Je voudrais que ça soit beau, dehors, tu sais. Que les fleurs aient d'autres couleurs, des couleurs qui n'ont pas encore étés inventées. Pas encore vues. Pas encore pensées. Pas encore écrites. Pas encore dévoilées. Je voudrais, que par exemple demain soit un jour parfait, et que les apparences ne soient plus jamais trompeuses. Je voudrais qu'on ne me touche plus, que j'emboite le pas sur la douleur, je voudrais, si possible, un coma, un très bon trip, ou les méchants partent en mille morceaux. Que les particules qui restent crament. Je voudrais que tout ça ne me touche pas autant.

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La douleur me broie les os. Mes os me gênent pour me mouvoir. Mouvements de répit.

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lundi 14 janvier 2008

Je voudrais oublier la Vie.

ZYWIEC (r)
Je suis le Mal en personne. Je laisse tout tomber, je me laisse envahir par le Mal, dans les veines, entre les cellules, je suis fatiguée, si fatiguée de me battre pour presque rien, presque tout en même temps, fatiguée à m'écrouler sur le sol usé. Usé, comme moi. Je suis trop loin, j'ai dépassé la limite.

Le monde s'écroule, les gens s'éteignent. Même vivants.

Et ces études que je n'ai pas encore envoyée l'enveloppe. Je sais pas quoi en faire. Si oui pour Eux ou non pour moi.

Annonce :
Si je vous fais pitié, envoyez moi de l'argent, des médicaments ou de l'alcool. Merci.

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dimanche 13 janvier 2008

Elle est morte.
Elle était brillante, intelligente.
Elle est morte.
Morte.
Morte.
Décédée.
Elle s'est tuée.












Comme je voudrais être à sa place.

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samedi 12 janvier 2008

Délicatesse

Et demain dimanche je me lèverai à je ne sais quelle heure vu tout ce que je viens de boire. Et j'irais en rechercher, de la bière, du ++. Et le cacherai.

Et jeudi c'est Xavier qui viendra à toi. Quelle douceur. Quel soulagement. Sache, monsieur VIP, qu'il y a un site que j'aime et que tu devrais lire, tout le temps, imprimer partout même autouallettes.


Voilà, tu es mon VIP préféré des à présent. Mais si d'autres veulent me contredirent, allez-y !
 

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Je m'imagine Toi, Moi. Buvant un thé café lieggoies ce que tu veux.
J'ose à peine effleurer nos raisons, si vraiment elles sont ambiguës.

Et ça me donne du du courage. Jusqu'à jeudi.

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Posté par Araignee à 13:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]

J'ai la peau fine et froide.
Si je ne meurs pas cette année ce sera un miracle.
Alors, j'espère que quand ça arrivera peu de gens pleureront et pas trop longtemps.

Je donne tout ce que j'ai à des amis proches qui en feront ce qu'ils voudront.

J'aime être hors du temps, pendant longtemps, des mois, des années. Décalage sans fin, pause. Le plus dur est de mettre son manteau, de sortir et de se confronter à la vitesse supérieure des gens qui ont un avenir brillant etc. Pour acheter de la bière ou vodka, que le temps disparaisse parce que je n'ai plus d'amour, que quelques souvenirs

J'aime être décalée du reste de l'humanité, ou du reste, tout simplement du pays. Ma chambre est froide, mon lit est chaud, y a une couverture polaire pardessus c'est super.
Lundi je sortirai, bière dans bouteille d'eau. J'espère voir Angélique, sincèrement. On fait partie des gens qui se perdent, se retrouvent, amies à vie, la vie est courte mes amis,... Chacun évolue à sa façon, ça se trouve on aura plus rien à se dire cette fois-ci et cette fois-là.

J'écoute en boucle RoBeRt, princesse de rien.
Je recherche les mots les sons, les polissons "Salsa"

Je veux qu'on m'oublie, je suis pas votre vie, je suis dans une autre... dimension, tu comprends.
Cette vie c'est pas la mienne. Je déteste les ovules et les spermatozoïdes qui font la course. Et que c'est bloqué, c'est mieux. Mais sinon, à un mauvais qui entre et hop c'est le désastre. Je suis le désastre, comme ils avaient prévus, bien avant ma naissance.

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Je me coupe volontairement du monde. Je n'écoute que ce que je choisi, ou ai l'habitude d'entendre. La télé je l'allume pas, tout va trop vite, c'est pas à mon rythme et ça me stresse. Je regarde pas de films non plus. Je m'allonge sur mon lit et je fais semblant de réfléchir. Je dors beaucoup, et pas très bien. Je suis pas un modèle à suivre, et je sais pas dire non. Je sais pas dire non...

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vendredi 11 janvier 2008

Je vais envoyer un texto à Coluche, j'ai envie.

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Je suis déçue de moi.

Les seringues, les toilettes publiques et l'héro.
Ca faisait un moment que je voulais le faire. J'hésitais. J'attendais que je tombe.

Et la piqûre, la première, hop tu t'écroules. Tu tombes négligemment sur le sol, après avoir été soutenu par le mur que tu descendais à moitié dans les vappes.

Tout ceci, sur un plan technique, est vrai.
Sur le plan c'est moi, non. Non, je ne me pique pas. Non, je ne connais aucun dealeur qui me file de l'héro.
C'est un transfert d'une situation vers une autre situation. C'est tout.

Posté par Araignee à 20:44 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Je ne me sens pas vraiment concernée.

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