L'Araignée filante.

dimanche 29 janvier 2012

Je pense avec mon estomac.

Posté par Araignee à 20:12 - Commentaires [0]


La tête trop embrumée par la chaleur dans la tête.

Je vois le psychiatre demain.

Posté par Araignee à 19:16 - Commentaires [0]

Que le temps passe vite !

Voilà, une seule ordonnance ce mois-ci. Je me félicite ! En général c'était deux à trois ordonnances par mois. Je suis contente de moi.
Mais du coup faut que j'y aille lundi/mardi.

Appel fait. A demain soir, Dr.

Posté par Araignee à 18:25 - Commentaires [0]

Loup-Garou a cru des choses par un simple "je pense à toi", alors il a voulu tenter sa chance, pas de bol. Tout a changé depuis Avant l'EJA et maintenant. Il était déçu. J'espère ne pas l'avoir fait pleurer. Il mérite pas ça, lui.

In the port of Amsterdam.

 

Et la petite sirène elle se tue dans le livre rose des histoires polonaises. Que je ne retrouve plus. Il doit être chez mon père ou chez un de ces potes qui lui garde tous ces bouquins par manque de place. Mais j'ai confiance. J'ai "foi" comme on dit.

 

Je vais me mettre au piano. (oui ça fait un peu 6ans que je l'ai...) ou bien à la guitare (ai perdu l'accordeur éléctrique) (et nulle à l'oreille).

 

Je vais me dissocier et prendre des calmants et des neuroleptiques. A dose moyenne.

 

Je me suis pas lavée aujourd'hui.
J'ai perdu l'émerveillement de la petite fille.
J'ai perdu mon oubli.
J'ai ramassé mes lunettes brisées par le vent.
Je fais voler des larmes dans le vent.
Y aurait une falaise avec vue sur la mer, j'y serais allée, pour voir si j'en serais fière, de m'approcher toujours plus près, même là où ça glisse. Et je ne glisserais pas. C'est trop. Pas assez de pluie, trop de gens, trop de vent. Trop de moi en moi. Ils paniquent alors je cours vers la voiture et je réponds automatiquement "oui ça va merci", et les moutons qui m'ont vue qu'est-ce qu'ils pensent ? Que c'est pas la première, qu'elle a lâchement abandonné la falaise pour pleurer sur ce beau coucher/lever de soleil en Islande, je parle toujours de ça tu comprends, là-bas je n'avais pas besoin de médicaments. Là-bas c'était un petit paradis pour moi. Où j'ai beaucoup appris.

 

timon

Posté par Araignee à 18:14 - Commentaires [0]

Je vais l'atteindre, ce fichu niveau.

Le ménage est fait, l'email envoyé, la mama partie, ne restent que les odeurs, les chaleurs oubliées. Les chocolats avalés par les Autres. La maîtrise de soi travaillée. Les chats  dormeurs qui dorment. Ils joueront à chat cette nuit. Le rangement n'est pas tout à fait fini.

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samedi 28 janvier 2012

Des oeufs de renard.

Dégoulinent du plafond, en gelée. J'en goûte un peu, ça me rend toute molle et illogique. En moins de deux minutes je suis endormie et on me mange. Ils me goûtent, pour savoir si je suis appréciable. Ils n'aiment pas ce goût sucré que j'émane. Ils me jettent et ne s'occupent plus de moi. Moi et toi on s'enfuit loin-loin, loin de tout es ces fausses magies. Mais on se perd, de main, de vue, de pays. Et on ne se parle plus tellement ils nous ont bouffé le coeur et la mémoire. Les méchants, Eux.

Posté par Araignee à 20:42 - Commentaires [0]
vendredi 27 janvier 2012

Je remange. Là où il faut pas.
Je joue l'absente, la graisseuse absente à l'hôpital de jour. Alors que je devrais maigrir en me bougeant pendant mes heures "libres" . Oui, je fais les courses... ! Et les mange après. J'engraisse et je perds mes sous. Je perds pour gagner ailleurs. Je gagne pour perdre ailleurs.

Ca se finira bientôt, parce que je n'ai plus de soussous..

C'est si simple de ne pas manger. Surtout le matin. Mais c'est justement le matin qui pose problème. Faudrait que je raie le ptit dej de ma liste. Et prendre un chewinggum à la place. Et tant pis pour la santé. Au moins je serai "dans la norme" comme on dit.

 

Bref. Schtroumpf.

Posté par Araignee à 17:22 - Commentaires [0]

Quand j'entends ces notes je me dis que j'ai pas mal de chance de pouvoir les entendre.

Et quand je vois ma mère je me dis que j'aurais préféré en avoir une autre, une moins incestueuse, mois proche, ou bien une vraie "bonne" mère. Et je pleure de l'intérieur, larmes mélangées au sang du corps humain. Parce que y a pas de calins, c'est trop proche. Et ses mains, elle ne sait jamais quoi en faire, on devrait les lui couper.

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mercredi 25 janvier 2012

Aux Dieu-se.

Je ne sais plus si je me suis douchée ou si c'est un défi à relever, se doucher tous les jours, et la tête. - Alouette.

J'engraisse, je descends la poubelle, je la mets pour une fois dans la bonne poubelle, ça pue, y a du vent, j'ai les clés dans ma main, vite à demi en pyjama, demain à poil, promis.

Je mouille et personne ne sait, personne ne réagit, sauf peut-être les matous, et j'aime pas ça.

 

J'ai envie de te faire mal comme tu m'as fait mal, sauf que je ne rends jamais la pareille alors je ne ferais rien, à part perdre ta confiance. Et ne plus t'écrire, ne plus te parler. Je dis ça maintenant mais quand on sera face à face je deviendrais dingue, soit up soit down, et ça sera marrant de te mettre en échec.

 

Non, je ne suis pas comme ça. Je vais jouer avec mon poisson mort, et ma bague chainette je vais la casser en plein de morceaux avec un marteau.

 

kustu16

Posté par Araignee à 17:34 - Commentaires [0]

Des étoiles et encore des étoiles. Entre mes doigts. Je les fais glisser d'un doigt à un autre. Et des clés de sol. Solfamirédo. Saul fat mie raie d'haut.

Dans ma tête ça hurle
Ca se défait. Comme un gilet en laine. Comme le contraire de la couture que ma mère a fait sur ma jupe belle jupe noire et blanche.

Non, of course qu'on me payera pas. C'est entré dans les meurs, n'est-ce pas... ?
Le chaton ne sort que le soir et dort à côté de ma tête. Elle a besoin de toucher. Et moi non, j'en ai peur, comme avec les enfants, peur de les abîmer comme moi on m'a abîmée. Et qu'on m'abime toujours. Dans mon rêve on me disait que je n'était qu'une enfant dans la tête, que je ne grandirai jamais, que je fais pas partie de ce monde de brutes et que le formatage du cerveau se révélait d'urgence.
Un peu comme la batterie du téléphone où il ne reste qu'une barre.
Et que l'autre se barre comme des guillemets points de suture.
Et puis le truc il marche plus alors c'est mouillé désagréable.

Et L. m'a dit de laisser une fenêtre ouverte à C. Parce que j'en ai le droit, et dans ma tête c'est niet tu comprends quand je te parle, quand tu me lis ? Ou bien est-ce que ce n'est que vide et sans goût, enterré par mille et un mots sans définition précise ?
Si tu me lis comme ça, c'est plus la peine de venir. Et ce n'est plus la peine que je te vois, qu'on parle, qu'on discute, et j'ai rien à dire et je saute du coq au cheval tu sais et je te perturbe alors tu t'en vas, c'est peut-être mieux comme ça, la solitude plutôt que la discussion sans sens. Parce que c'est moi qui décide de quoi on va parler ici. Parce qu'ici c'est chez moi.

Ca restera entre mes doigts, ces étoiles indécentes, et la clé de sol entre mes cuisses et hop regarde tu réagis comme la chaleur sous la douche ou des lectures de mon cahier et tu te touches. Et ici commence et finit une histoire qui n'aurait jamais dûe commencer.

Je me renie, je drague, tout le monde, sauf les gosses. Je leur donne des bonbons sans sucre pour pas les faire grossir même s'ils se dépensent comme des animaux en rût, qu'ils défendent leur territoire, qu'ils hurlent le plus fort qu'ils peuvent et cherchent la chatte sous le lit et le matou peut pas l'atteindre, il est trop gros. Ha ha ha la bonne blague.

Et dans le lit les draps sont froissés et ça sent l'amour vite fait, à peine le temps de se connaître et de transpirer.

Maintenant je te tourne le dos, l'idiot, et tu dois partir, à 3, je compte, un deux, trois, soleil ! Tu n'es plus là, tu as filé laissant une basket et un parfum de péripatéticienne.

Moi je n'en peux plus de cet air irrespirable et irréel.

Non, rien n'est vrai.
Sauf les étoiles et la clé de sol.

Posté par Araignee à 17:22 - Commentaires [0]
dimanche 22 janvier 2012

Elle m'a dit : tu as maigri on dirait.
Et j'étais contente.

Posté par Araignee à 19:49 - Commentaires [0]

C'est un truc de folie ! Tellement fou que j'ai intérêt à aller bien et à ne plus retourner à l'hp.

Mais en même temps ça me donne envie d'y retourner pour le cocon... 

Posté par Araignee à 18:17 - Commentaires [0]
vendredi 20 janvier 2012

"Du sang sur les mains
Tachées comme les dalmatiens."

Posté par Araignee à 16:18 - Commentaires [0]

Comment te dire adieu.

Elle n'est point morte, mais j'en crève, de son absence. Je veux goûter au temps, à sa main dans la mienne. Alors je me fais violence et meurs en silence. Je ne mange plus. J'ai perdu du poids. Et ne compte pas les reprendre. Je ne bois pas assez, j'ai des crampes. Toujours. J'ai vomi en silence, l'autre jour, lundi soir, en souriant.

 

Les Autres ne comprennent pas ce que je veux, ils coupent la peau de la parole, ça me tranche et je cours loin-loin d'Eux, ces Autres ; pour soigner la peau qui ne se recolle pas toute seule, elle ne se régénère pas toute seule, alors points de suture et je souris. Parce que je vis, j'existe pour quelqu'un, pour ce suturien. Pour ce bonhomme qui existe au delà des points de couture dans ma chair. Ce bonhomme qui a une vie, au-delà de ce lieu toutes ces chambres isolées, celles qu'on ne montre pas à la télé.

Posté par Araignee à 15:41 - Commentaires [0]
jeudi 19 janvier 2012

Trois.

Je dormirais bien là, en fait. A 17h23.
Je rentrerais dans ma grotte sous marine tout au fond là où on voit plus rien, là où même la lumière ne suffit pas pour éclairer les rochers et la vie d'en dessous.

Posté par Araignee à 17:25 - Commentaires [0]
mercredi 18 janvier 2012

- 2° P.

Tempête arrive mais je suis plus forte que tout, plus forte qu'Eux tous. C'est moi qui marche pas droit mais je suis dans ma raison au creux du coeur. C'est moi qui tue, c'est moi qui assassine, c'est moi tout ça, c'est moi.
Le froid, ça aussi ça vient de moi. Le soleil aussi ça vient de mes mains, quand elles sont ouvertes.
La cage thoracique dans la bouche, un vrai régal de prisonnier. J'attaque le coeur d'abord, puis je ferai des crachats d'os et d'osselets, lequel le plus loin possible.

Grrraouuu !

Je  lutte contre le Temps, je lutte contre le passé, je lutte pour demain, je lutte à coups de pommes envoyées dans le Temps, revoler ne suffit pas, rien ne suffit, on y est impuissants, il faut inventer. Vivre et inventer des histoires en te faisant des nattes et en te caressant le dos et les avant bras. De la Douceur. De la Tendresse pure. De l'extrait pur, du cristal dans les yeux, et tout est miel, tout prend une autre dimension.

Et de la réalité, se pendre à tes nattes et me couper tes veines, on nage dans une piscine d'eau rouge, c'est du vin, un Bordeaux. Et du sang. Et du béton. C'est nous le coeur de la cage thoracique. Prisonnières pour toujours, loin de tout, loin du ventre qui réagit, il a faim, eh bien mange tes vêtements et bois. Bois autant que tu peux, veux, a besoin.

Posté par Araignee à 17:42 - Commentaires [0]

Elle m'a dit, surtout tu dois bien manger.
Et ça me rend nerveuse. Et j'ouvre la fenêtre pour que ses paroles s'envolent. Et ne restent que le vide et moi.

Posté par Araignee à 16:42 - Commentaires [0]
mardi 17 janvier 2012

Dépersonnalisation.
A nouveau des médocs rajoutés.

Posté par Araignee à 20:29 - Commentaires [0]
lundi 16 janvier 2012

Cauchermar réel.

Juste se laisser pourir là, dans un coin, un petit coin loin de toute vie. Ne plus réagir. Rouiller. Se faire morte.

Posté par Araignee à 18:22 - Commentaires [0]
samedi 14 janvier 2012

Utopian bliss.

Je flotte :) c'est agréable

Je ne reconnais pas ma voix.
J'ai dit salut à la coloc. Elle m'a pas entendue sûrement.

J'ai pris une douche glacée de 10minutes, en sentant les malaises approcher.
Tout ça pour perdre des calories. Je ferai ça tous les jours. Pour L. Pour lui montrer que j'arrivais à faire quelque chose de bien de Corps trop.. pas assez à moi.

 

Là je le savais d'avance depuis septembre où ce déjà-vu. Le vomi tout ça.
Je vais aller dormir. Et me dire que demain je serai plus légère qu'aujourd'hui. Et plus jolie. Et laver ce visage dévisagé de trop plein de polution. Et pas assez de lavage. Juste une fois par jour. C'est pas assez.

 

J'attends de te revoir avec ta voiture de toutes les couleurs, Space human.

 

Je t'attends. J'attendrai ton retour, L.

 

Malgré le vomi dans la poubelle.

Posté par Araignee à 21:21 - Commentaires [0]