L'Araignée filante.

vendredi 25 mai 2012

On est à nouveau trois dans la chambre. C'est étouffant. Ingérable.

Dysfonctionnement concentré.

186547760

Posté par Araignee à 13:59 - Commentaires [0]


jeudi 24 mai 2012

Je suis accro au Valium.

591063969

Et je n'ai plus de forces pour me battre. Je suis molle. Cette clinique sera la bienvenue. 

Posté par Araignee à 16:41 - Commentaires [0]

Narcissisme.

P1010006

Y a des choses qu'on ne choisit pas.
Ca date, cette photo. Aujourd'hui je pèse 20 kilos de plus. Et j'ai décoloré mes cheveux longs à l'eau oxygénée, et je suis chatain-rousse.

Posté par Araignee à 15:56 - Commentaires [2]
mardi 22 mai 2012

Posté par Araignee à 17:08 - Commentaires [0]

Parce que je suis joliejaidesformesetc, un patient m'a touché les fesses. Je me suis révoltée comme jamais je n'aurais osé. Ca fait du bien. Et je n'étais pas toute seule, et ils m'ont aidée. Et je les remercie beaucoup. Il s'est excusé encore aujourd'hui, le patient qui se croit tout permis.

Posté par Araignee à 16:33 - Commentaires [0]


Hurler par le Corps.

De l'alcool. Qui tombe des nuages, dans ma bouche, sur le Corps et les cheveux. Et puer.
Se taire.
Fermer les yeux.
Les gens sont partis.
Les gens ont peur de se confronter à moi.
Fermer les yeux, nouer l'estomac.
Thomas.
Ils sont loin, tous.
Alors on fait quoi, seule ?
On se tait et on assume son enfermement.
On apprivoise sa solitude, leurs absences, et la mienne.
De force. de vide. D'anéantissement.
Tout tourne de travers.
Se taire.

Posté par Araignee à 15:29 - Commentaires [0]

Ils veulent m'avoir. Je me laisse faire. Pour 20 kilos. Peu importe. Moi. Peu importe. Je suis perdue. Je veux du silence. Et de la nuit.

Posté par Araignee à 15:03 - Commentaires [0]

"Mais je saigne encore, je souris à la Mort"

J'écoute Kyo. En bande son de ma Douleur, Pure et Éternelle.
Je suis flattée, certes.
Et mon Coeur descend, descente d'organes, je vais les accoucher dans neuf mois, mon ventre sera rond, et les douleurs de la Mort seront présentes. Prendre un nouveau Corps. Prendre un nouveau cerveau, formaté, et recommencer tout à zéro.

Je n'ose plus rien faire.
Je souris, parce que c'est ce qu'ils attendent de moi. Et pour faire bonne figure. Et pour rester debout, avec leurs sourires hautains, de guérison, d'orgueil, de fierté. Mes béquilles. Je ne sais plus rien faire, je suis bloquée. Saccadée. Alors on me voit sourire, on me voit dormir, on me voit, chute libre, j'ai fait un pacte avec mon ventre et mon Corps.
Alors je descends et monte et descends et monte, amour avec les étages, amour avec moi, avance rapide, retour rapide, et eject. Les gens. Les Autres. Un sourire, un seul, un rayon de soleil dans cet hôpital.

Comme si c'était dans les gênes, quand mes parents m'ont faite, ils avaient prévu de me faire du mal, de me faire fragile et savaient à l'avance que j'aurai pour deuxième maison les hôpitaux. Ils savaient et m'ont faite quand même, trahison.
Je les déteste pour leur hypocrisie, je les vomis, je me coupe, ce que je peux, et on me traîne d'hôpitaux en cliniques et de cliniques en hp.

Je saigne de mes yeux, de ma bouche, je les embrasse et les contamine de ma mort. Je suis leur Haine. Je suis leur Objet, sale. "Même pas l'ombre d'une larme".

Je n'ai plus d'orgueil, je suis presque morte, je manque d'oxygène, je n'ose plus bouger, je ne lève pas la tête quand on m'appelle, je regarde le sol. J'attends. Qu'on me dise où je vais et quand. Et même si mon teint est joli parce que je dors, je dors, je dors.

Je découpe ma peau, 5 mètres de peau, pour en faire un tapis, un manteau.

Je n'ai plus de force. Elle m'a détruite au téléphone. Je sais à quoi m'en tenir maintenant. Elle se permet de me traiter de menteuse alors qu'elle ne connait pas la situation. Et oui, c'est une aiguille, un couteau, une flèche empoisonnée de plus dans mon coeur. Qui saigne. Il saigne toujours.

Posté par Araignee à 14:39 - Commentaires [2]
vendredi 18 mai 2012

Y a des compas sur le mur et au plafond, ils mesurent. Ils n'ont que ça à faire.

Je me sens épuisée. J'ai dormi 4h cette nuit. Réveil pour les médicaments à 8h. Et après on vient me déranger parce que je suis au lit et que j'écoute de la musique. Gna gna, bla bla, endormie 4h du mat, oh mais c'est fou c'est l'heure à laquelle je me réveille bah oui c'est comme ça ils parlent de dépression grave en plus de borderline. L'ad ne m'aide pas tellement, voire pas du tout. Prozac. Peut-être qu'il faudrait l'augmenter. Peut-être le changer. Et les blouses blanches moi ça fait près de deux mois que je suis là, entre coliques et douleurs jambes tête ventre et chutes de tension. Cette semaine je n'ai pas vu mon médecin, et les autres de l'étage idem. mais du moment que j'ai mes perms ça me va. Je m'endors à table et me réveille quand je suis au lit. Malgré la verveine et les fermières gentilles ou vaches, y a un peu de tout et des préservatifs au bureau de la généraliste mais sa balance marche mal, toutes les balances marchent mal, je fais 10kilos de plus, pas de moins. Ils se sont trompés et moi aussi, mais je me suis rattrapée et tant pis si je suis cataloguée à vie, c'est ma vie, mon chemin, et si un jour je vais mieux bref. Parler me fatigue. Je ne peux plus parler et marcher en même temps, je suis trop à la ramasse. Fermer les yeux. Trouver de la force au creux du ventre et avancer sans faiblir. Être fatiguée et rater le train du sommeil, rater sa nuit, le soleil se lève et on cherche encore à s'endormir, elle m'a dit qu'elle serait là lundi matin et qu'il fallait absolument que je la chope pour lui parler. Du traitement. De mon père. Quand je pense à lui j'ai envie de mourir. L'aide soignante me dit, ça vaut vraiment pas le coup de sauter par la fenêtre pour un débile fou comme ça. Ha ha un débile. Elle a raison. Ca me fait peur les articles qu'on trouve sur le net à propos des pervers narcissiques. J'ose même pas tout lire, ça me fait mal. Ca me prend à la gorge et je ne peux ni respirer ni avaler ma salive. C'est trop frais encore. En attendant j'ai besoin que les gens le sachent, j'ai besoin d'extérioriser, de parler et rabâcher les mêmes choses, aux soignants, au Dr, à L. J'ai envoyé un texto à mon père pour lui dire que s'il avait de l'argent à me donner qu'il le mette dans la boite aux lettres. J'étais polie et froide. Il ne m'a pas répondu. Je ne veux plus le voir. Pour me rabaisser encore et encore, non, c'est trop. Bon au moins j'aurais compris ça, quoi. Un peu tard par contre. Mais bon. Et puis en en parlant avec ma mère hier, elle m'a dit qu'elle était fière de moi, qu'elle voyait que je mûrissais. Elle me donne plus de confiance et de liberté. C'est déjà ça de gagné.

La pesée est dimanche matin.
Y a des gens qui me manquent. D'autres qui sont trop présents.

J'ai reçu un papier de la MDPH qui dit qu'ils ont bien reçu mon dossier en 2010 et qu'ils ne trouvaient pas que j'avais besoin d'un milieu protégé pour bosser. Ahaha ! 2 ans quand même ! Entretemps beaucoup de choses ont changées. Je vais demander à tous les psy que je connais de faire une lettre qui dit que je ne suis pas apte à travailler, même en milieu protégé. Déjà j'arrive pas à aller à l'hôp de jour un jour sur deux, alors travailler 6-8h tous les jours me semble infaisable. Pour le moment.

Je ne suis pas allée me faire percer finalement.

Je suis juste très fatiguée. J'avais failli demander à un soignant qu'il m'accompagne à la maison pour nourrir le chat.
Y a une dissociation entre le Corps et l'Esprit, le Mental. Aucune partie n'écoute ni ne respecte l'autre.

J'ai envie d'un igloo pour me cacher dedans.

Posté par Araignee à 15:42 - Commentaires [2]

Père-vers narcissique.
Toute la chute est résumée dans ce mot.

Posté par Araignee à 14:43 - Commentaires [0]
lundi 14 mai 2012

Et mes larmes ne te ramèneront pas.

 

On est trois. dans la chambre. Trois lits. Trop de proximité. J'étouffe. La minuscule fenêtre qui donne sur l'extérieur est pratiquement inatteignable sauf par un singe mais pas de bol je n'ai pas de singe, ni personne ici n'en n'a. J'étouffe.Alors je prends mes affaires et je vais chercher un papier d'autorisation de perm. Juste pour prendre l'air. Et omg comment ça fait du bien !
Trois c'est pas bien, c'est trop. Pis pourquoi ici et maintenant. Y a tellement d'autres chambres inoccupées. Et là, non, paf, trois. Trois je supporte pas. C'est nocif. Comme le Cheval de Troie. Et c'est pire l'automutilation. N'est-ce pas. Mais ça fait "partie de moi". J'ai un besoin d'intérioriser. C'est vital. Je dois lutter contre ça ? Mais argl !

 

Quel bel article. Riche de liens psy. Quelle beauté vomie. Je cours me faire percer le pif. C'est toujours ça de mieux que de se jeter d'un pont sur le periph.

Posté par Araignee à 15:38 - Commentaires [0]
dimanche 13 mai 2012

Comment ça, moi, influençable ? A peine...

Mais pour les piercings, sur les photos, les gens ont l'air heureux...

J'ai promis de ne plus rien faire de tattoos ou de piercings. Mais. Ca me donne trop envie. "D'avoir l'air heureuse."

J'ai pris tous les calmants que je trouvais, y a dix minutes. Parce que début de panique/crise d'angoisse. Parce que oublié mon comprimé bleu à l'hp. Tercian, risperdal, rivotril, etc. Je suis léthargique. Veux faire dodo. Jusqu'à après-demain.

Je suis bête.

Non, mais c'est pas bien. C'est comme June, c'est Mal.

 

Mon père vient me donner des sous avec une copine à lui, comme ça, sans prévenir ni l'heure ni s'il vient seul, ni je suis en état de recevoir. Et puis son : "si tu peux tu peux préparer du thé, et un café pour moi". Arg. L'étrangler je veux. Manque de respect/ Ca se fait pas. Je la connais même pas, cette femme. "mais si, tu la connais ! quand tu étais toute petite tu l'aimais bien". moui, y a 23 ans, peut-être, mais là euh.... non. Le mal est fait... Envie de me barrer et de les laisser seuls avec coloc.

Aucun respect de moi. De moi à moi. De lui à moi.
Et après il me dit de sourire et que j'irai mieux.
C'est comme dire à une anorexique de manger et elle sera guérie.

Posté par Araignee à 15:24 - Commentaires [0]
mercredi 9 mai 2012

C'est pas que je m'ennuie, mais j'ai grimpé au moins 15 étages.

J'aimerai que mes cordes vocales s'étirent et cassent.
7/10 de tension l'autre matin. Malaise.

C'est de plus en plus dur de réfléchir. De penser, de parler, de dire. Je ne me l'autorise pas. Par peur. D'être jugée. De se rencontrer face à soi et aux paroles prononcées. Qui peuvent être un danger contre moi. Dans les deux cas je me retrouve avec une Douleur.

Peurs...

Je répète les mêmes histoires tous les jours, en croyant que c'est neuf. Je tourne en rond. En cercle vicieux. En spirale infernale.

44634564

Il doit bien y avoir une fin quelque part...

Posté par Araignee à 16:33 - Commentaires [0]

Le Temps m'échappe.

J'ai des perms tous les jours maintenant.
Ca occupe. Et me prépare à la Sortie.

J'ai monté-descendu les escaliers. Pour les calories, et les kilos en trop. C'est comme la douche froide. Glacée ce matin. Mais réparée. Ca fait bizarre de se doucher à l'eau chaude.

Y a un truc qui s'est cassé entre elle et moi. Impossible à réparer. C'est ma faute, j'aurais pas dû lui demander.

Je bois je bois du thé, je joue à l'ascenseur, je prends des levures de biere, magnésium, etc.

Je parle dans le vent, avec la psychologue de là-bas. Alors je m'accroche à la psychiatre pour parler. Et je n'ai plus d'ongles pour m'accrocher, et je n'ai plus de mots, pas de phrases. Tout est embrouillé dans ma tête. Je me sens mort-vivante.

lapin10

En retard, toujours en retard. Et perdue. A côté de mes pompes.
Je vais, je le dois, perdre du poids. Peut-être que je vais revoir la nutritioniste pour parler de manger moins.
Et je retourne à mes beaux escaliers.

Posté par Araignee à 15:20 - Commentaires [0]
lundi 7 mai 2012

Parce que ce n'est plus de mon âge, dit-on.

Je me suis incroyablement détachée de la discussion au restau. Pas par ennui, ni haine, ni je ne sais quoi d'autre. Juste, c'est de la bouffe, c'est mort, mort = dégoutant, alors faut se concentrer sur ce que je mange. Et y avait du silence. Un long silence où tu as envie de t'allonger, fermer les yeux et rester comme ça jusqu'à la fermeture du restau.

Ceci dit, je me ferais bien un piercing. Avec une mini banane à la place du fer à cheval, au pif.

Ceci dit, je boirais bien un verre ou deux de vodka.

Ceci dit, j'irais bien me coucher, en fait.

166912043

Posté par Araignee à 16:04 - Commentaires [0]

J'ai la nausée. Je ne sais plus manger. Je ne sais plus dormir.
Je replonge.

Posté par Araignee à 12:20 - Commentaires [0]
dimanche 6 mai 2012

Elle a dit :
Et après il ne te reste plus que les yeux pour pleurer.
Parce que le temps passe. Et qu'on fait de mauvais choix. Qu'on regrette amèrement par la suite. Elle a dit, jusqu'à 28 ans on peut encore changer de voie professionnelle. Et après ça devient plus compliqué.
Moi j'y crois pas. Je pense que le système de choses d'aujour'hui sera définitivement détruit.

Posté par Araignee à 15:23 - Commentaires [0]

J'ai rêvé que je flottais dans mon 38, et que je faisais du 36. Un très beau rêve.

Posté par Araignee à 15:15 - Commentaires [0]

Et une bouchée pour la mama, une pour le papa, et une pour moi.

Tu vois, j'avais envie de mettre des images/photos pour mon père, pour ma mère, et pour moi. Mais je n'en ai pas le courage. Ca représenterait trop de choses. Et ça ferait cliché, même si au début l'objectif était "une bouchée pour... etc"  Mais non.
Toute la solitude, toute la tristesse, et l'abandon mis à nu.


1524379578

Et malgré toute la chimie qu'ils me donnent, les situations ne bougent pas autour de moi. Y a que moi qui me noie. Les Autres ont leurs occupations. Les Autres...
Une m'a dit, en larmes, que la vie c'était pas le milieu psychiatrique. Que la vie était dehors. Dehors avec les Autres. Je refuse ça, d'être mêlée aux Autres, d'être encore plus sale que maintenant. Les Autres sont méchants. Encore plus que dans le milieu psychiatrique. Même si j'y suis fragilisée et que je ne sors pratiquement jamais de l'étage où je suis.

Et le miroir déformant qu'on traverse, na.

Et la Douleur qui ne cesse de tourmenter l'âme vivante. Ou Survivante. Alors je mets des bijoux aux oreilles, au coup et un bracelet. Et les cheveux arrachés. Qui repoussent. Faudrait que je me fasse une couleur. Ou bien que je les rase.
Et je tourne en rond dans ma bulle platrée, bétonnée, goudronnée.

Posté par Araignee à 15:15 - Commentaires [0]

Voilà. Ca fait plus d'un mois. Mes cheveux ont changé de couleur, et mes taches de rousseur réapparaissent. Coloc est dans sa chambre, moi dans la mienne, à écouter toujours les mêmes chansons, toujours les mêmes paroles, toujours et encore. Le même thé, la même chaise, la même petite table. Le même bruit de machine à laver qui tourne.

Je suis lasse d'être ici, lasse d'être là-bas le weekend, et la Dr de là-bas avec qui je fais un excellent travail, ça progresse, doucement, mais sûrement, enfin, c'est ce qu'on a l'habitude de dire... On avance quoi. On se fait confiance. Elle me dit qu'elle me fait plus confiance que moi je n'en ai pour moi, de cette fichue confiance.
Abawi, parce que là-bas ils notent tout ce que tu fais, de quoi tu as parlé etc. Alors dormir 2 jours de suite ils le notent et te le renvoient en pleine tronche quand tu dis que t'as mal à la tête, le soir. "Oui mais c'est normal, vous faitent de bonnes nuits, et la journée vous dormez bien, alors forcément, vous avez mal à la tête." Bang dans la figure.
Alors il ne reste que la fuite, les perms.

Qu'est-ce que j'aimerais me raser le crâne.

Posté par Araignee à 14:41 - Commentaires [0]